Conseil en gestion de patrimoine
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La protection sociale du dirigeant : les lacunes à anticiper
La protection sociale du dirigeant : les lacunes à anticiper
Pour un dirigeant, la protection sociale n’est pas qu’une question de santé : c’est une variable stratégique. Quand le patron s’arrête, l’activité ralentit… mais les charges, elles, continuent.
L'illusion de la prévoyance de base : le risque d'asphyxie
Beaucoup de dirigeants (TNS ou présidents de SAS) pensent qu’en cotisant au maximum, leur protection suit. C’est faux.
En cas d’arrêt de travail, c’est une double peine :
- le revenu personnel chute (indemnités plafonnées, souvent très loin du niveau de vie réel)
- les charges fixes et sociales de l’entreprise continuent de courir
Sans dispositif sur-mesure, le dirigeant doit puiser dans sa trésorerie personnelle ou celle de la société. En quelques semaines, l’équilibre financier du foyer peut être fragilisé. Le régime obligatoire n’est pas calibré pour les revenus entrepreneuriaux.
L'absence de protection de la famille : la survie de l'entreprise
On protège ses locaux, son matériel… rarement la capacité de ses proches à conserver l’entreprise.
En cas de décès prématuré :
- perte immédiate de la principale source de revenus
- rentes souvent insuffisantes pour maintenir le cadre de vie
- droits de succession pouvant contraindre les héritiers à vendre l’entreprise dans l’urgence
La protection sociale du dirigeant doit intégrer une logique patrimoniale : sécuriser la famille et préserver l’outil de travail.
Le gouffre de la retraite : l'érosion du niveau de vie
Le taux de remplacement est souvent le grand oublié.
Pour un dirigeant, l’écart entre le dernier revenu et la première pension peut être brutal. Plus le revenu est élevé, plus la chute est forte... parfois divisée par trois.
Attendre la fin de carrière, c’est subir. La retraite doit s’anticiper : transformer une partie des charges d’aujourd’hui en revenus garantis demain.
C’est une question de cohérence entre l’effort fourni et la liberté future.