Conseil en gestion de patrimoine
Actualités
En tant que dirigeant, vous vous battez pour chaque point de marge. Vous optimisez vos coûts, votre production, votre logistique.
Mais qu’advient-il de l’argent qui reste sur le compte de votre société une fois les factures payées ?
Pour beaucoup de PME, la réponse est : rien. Et en 2026, "rien", cela signifie que votre capital fond silencieusement face à l'érosion monétaire.
Le piège de la "fausse sécurité"
Laisser dormir un excédent de trésorerie sur un compte courant n’est pas de la prudence, c'est un manque à gagner. Souvent, trois freins bloquent le passage à l'action :
- La peur de l'indisponibilité : "Et si j'ai besoin de ce cash demain ?"
- L'aversion au risque : "C'est l'argent de l'entreprise, je ne veux pas jouer avec."
- L'offre bancaire limitée : Les solutions classiques (Comptes à terme) ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux actuels.
Passer d'une trésorerie subie à une trésorerie stratégique
Optimiser son cash, ce n'est pas prendre des risques inconsidérés. C'est segmenter votre trésorerie en trois poches distinctes :
- La poche de fonctionnement : Pour le quotidien (disponibilité immédiate).
- La poche de précaution : Pour les imprévus à court terme (disponibilité sous 48h).
- La poche de rendement : L'excédent stable qui peut être placé sur des supports adaptés à la personne morale (Contrats de capitalisation, Usufruit de parts de SCPI, Comptes titres de société).
Pourquoi c'est un enjeu de gestion ?
Parce qu'une trésorerie bien gérée peut devenir un centre de profit. Elle peut financer de futurs investissements, couvrir une partie de vos charges sociales ou simplement renforcer la valeur de votre bilan sans augmenter votre chiffre d'affaires.
La gestion de patrimoine d'un dirigeant ne s'arrête pas à ses revenus personnels. Elle commence au cœur même de son outil de travail.
Et vous, quelle est votre stratégie pour votre excédent de trésorerie cette année ?
Pour un dirigeant, la protection sociale n’est pas qu’une question de santé : c’est une variable stratégique. Quand le patron s’arrête, l’activité ralentit… mais les charges, elles, continuent.
L'illusion de la prévoyance de base : le risque d'asphyxie
Beaucoup de dirigeants (TNS ou présidents de SAS) pensent qu’en cotisant au maximum, leur protection suit. C’est faux.
En cas d’arrêt de travail, c’est une double peine :
- le revenu personnel chute (indemnités plafonnées, souvent très loin du niveau de vie réel)
- les charges fixes et sociales de l’entreprise continuent de courir
Sans dispositif sur-mesure, le dirigeant doit puiser dans sa trésorerie personnelle ou celle de la société. En quelques semaines, l’équilibre financier du foyer peut être fragilisé. Le régime obligatoire n’est pas calibré pour les revenus entrepreneuriaux.
L'absence de protection de la famille : la survie de l'entreprise
On protège ses locaux, son matériel… rarement la capacité de ses proches à conserver l’entreprise.
En cas de décès prématuré :
- perte immédiate de la principale source de revenus
- rentes souvent insuffisantes pour maintenir le cadre de vie
- droits de succession pouvant contraindre les héritiers à vendre l’entreprise dans l’urgence
La protection sociale du dirigeant doit intégrer une logique patrimoniale : sécuriser la famille et préserver l’outil de travail.
Le gouffre de la retraite : l'érosion du niveau de vie
Le taux de remplacement est souvent le grand oublié.
Pour un dirigeant, l’écart entre le dernier revenu et la première pension peut être brutal. Plus le revenu est élevé, plus la chute est forte... parfois divisée par trois.
Attendre la fin de carrière, c’est subir. La retraite doit s’anticiper : transformer une partie des charges d’aujourd’hui en revenus garantis demain.
C’est une question de cohérence entre l’effort fourni et la liberté future.
La rémunération du dirigeant : quelle cohérence entre rémunération, fiscalité et protection sociale?
La rémunération du dirigeant : quelle cohérence entre rémunération, fiscalité et protection sociale?
Deux dirigeants avec le même chiffre d’affaires peuvent avoir… des revenus nets très différents.
La différence ? La stratégie de rémunération.
La rémunération du dirigeant est un vrai levier stratégique.
Se verser un salaire, des dividendes… ou les deux ? Utiliser l’épargne salariale ? Préparer sa retraite tout en réduisant la fiscalité ? Optimiser les charges de la société sans fragiliser sa protection ?
La rémunération du dirigeant ne se limite pas à un bulletin de salaire.
Il existe plusieurs leviers, à activer selon votre situation :
- Arbitrage salaire / dividendes
- Épargne retraite (PER)
- Épargne salariale (PEE, intéressement…)
- Optimisation des charges de la société
- Compte courant d’associé
- Protection sociale et prévoyance du dirigeant
Pris isolément, ces outils n’ont que peu d’impact. C’est leur cohérence globale qui fait la différence.
Une bonne stratégie permet de :
- améliorer son revenu net réel
- réduire la pression fiscale
- sécuriser son avenir personnel
- et préserver la trésorerie de l’entreprise
La vraie question n’est donc pas : “Quel est le meilleur outil ?”. Mais plutôt : “Quelle combinaison est la plus pertinente pour moi ?”
On imagine encore trop souvent l’audit patrimonial comme un exercice lourd, technique, réservé à quelques initiés.
Dans la pratique, c’est exactement l’inverse.
👉 Mon rôle ne consiste pas à dresser une simple liste de vos actifs.
👉 Un audit patrimonial est avant tout une démarche proactive : il permet d’identifier des opportunités d’optimisation, de prévenir des risques évitables et d’activer des leviers de création de valeur souvent sous-exploités.
En quoi l’audit patrimonial crée-t-il réellement de la valeur ?
🔹 Fiscalité
Optimiser sa fiscalité dans un cadre légal, c’est dégager immédiatement des marges de manœuvre : investir plus efficacement, préparer sa retraite ou concrétiser ses projets sans alourdir la charge fiscale.
🔹 Placements
Laisser son épargne inactive n’est jamais neutre. L’audit me permet d’aligner vos investissements avec vos objectifs de vie et votre profil de risque, afin que votre capital travaille réellement pour vous.
🔹 Immobilier
Un choix juridique et fiscal pertinent dès l’acquisition peut générer des dizaines de milliers d’euros de valeur sur le long terme. À l’inverse, une structuration inadaptée peut en détruire autant.
🔹 Protection
Anticiper les aléas de la vie, c’est protéger votre équilibre financier et celui de vos proches. La sérénité patrimoniale se construit, elle ne s’improvise pas.
🔹 Retraite
Plus l’anticipation est précoce, plus les solutions sont simples et efficaces. L’audit permet de mesurer les écarts futurs et de mettre en place un plan d’action clair et progressif.
Le CGP : chef d’orchestre de votre patrimoine
En tant que Conseiller en Gestion de Patrimoine, je coordonne l’ensemble des expertises nécessaires (notaire, avocat fiscaliste, expert-comptable) afin de garantir une stratégie globale, cohérente et durable.
💬 CGP indépendant ou banque traditionnelle ?
La différence est avant tout philosophique :
l’un distribue des produits,
l’autre construit une stratégie patrimoniale sur le long terme, exclusivement dans l’intérêt du client.
Un audit patrimonial, ce n’est pas simplement « faire le point ».
C’est reprendre le pilotage de son avenir financier avec méthode, vision et anticipation.
👉 Et vous, quand avez-vous réalisé le dernier véritable diagnostic de votre patrimoine ?
Chaque année, je relis les déclarations de nouveaux clients. Le constat est souvent le même : par peur de mal faire ou par automatisme, beaucoup paient plus d'impôts qu'ils ne devraient.
Voici les 5 oublis les plus coûteux que je corrige régulièrement :
La case 2OP (Le match PFU vs Barème) : Par défaut, vos dividendes et intérêts sont taxés à 30% (Flat Tax). Mais si vous êtes non imposable ou dans une tranche basse, cocher cette case pour opter pour le barème progressif peut vous faire économiser des centaines d'euros (et récupérer de la CSG déductible !).
Le Micro-Foncier par défaut : Le régime "Micro" est simple (abattement de 30%), mais le régime "Réel" est souvent bien plus puissant, surtout si vous avez fait des travaux ou avez un crédit en cours. Ne choisissez pas la simplicité au détriment de la rentabilité.
Le rattachement des enfants majeurs : Le réflexe est de garder les enfants sur le foyer fiscal pour la demi-part. Pourtant, selon votre Tranche Marginale d'Imposition (TMI), déduire une pension alimentaire est parfois mathématiquement plus avantageux.
Les comptes à l'étranger (Néo-banques & Crypto) : Revolut, N26, Trade Republic, plateformes crypto... Oublier l’annexe 3916 ne change pas l'impôt, mais l'amende, elle, est bien réelle (1 500 € par compte non déclaré).
L'oubli des reports de déficits ou réductions : Avez-vous bien reporté votre déficit foncier des années précédentes ? Avez-vous pensé aux dons, aux frais de scolarité ou à l'emploi à domicile ? L'administration ne le fera pas pour vous.
La déclaration n'est pas qu'une formalité, c'est la conclusion de votre stratégie patrimoniale.
Vous avez un doute avant de valider ? Envoyez-moi un message pour un "Second Look" rapide de votre déclaration.
Lorsqu’il s’agit d’épargne et d’investissement, une question revient souvent : quel produit choisir pour faire fructifier son patrimoine ?
En réalité, il n’existe pas une réponse unique, mais trois grandes enveloppes, chacune répondant à un usage précis. Décryptage.
Le PEA (Plan d'Épargne en Actions) : le "sprinter fiscal"
Tout d’abord, il s’adresse aux investisseurs qui souhaitent miser sur les marchés actions européens. Son principal intérêt réside dans sa fiscalité : après cinq ans de détention, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux). En contrepartie, l’univers d’investissement est limité à l’Europe et les versements plafonnés.
L’assurance-vie : le "couteau suisse"
Elle reste, quant à elle, la pierre angulaire de l’épargne en France. Flexible, elle permet à la fois de constituer une épargne disponible, de diversifier ses placements et de préparer la transmission de son patrimoine. Sa fiscalité, notamment en cas de succession, demeure l’une des plus avantageuses du marché. Un point de vigilance toutefois : les frais du contrat, qui peuvent peser sur la performance à long terme.
Le PER (Plan Épargne Retraite) : le "bouclier fiscal"
Il est conçu pour préparer la retraite tout en agissant sur la fiscalité actuelle. Les sommes versées sont déductibles du revenu imposable, ce qui en fait un outil particulièrement efficace pour les contribuables fortement imposés. En contrepartie, l’épargne est majoritairement bloquée jusqu’à l’âge de la retraite, sauf situations spécifiques.
La conclusion est claire : ces produits ne s’opposent pas, ils se complètent. Une stratégie patrimoniale équilibrée repose rarement sur un seul support, mais sur une combinaison adaptée aux objectifs, à l’horizon de placement et à la situation fiscale de chacun.
Ma recommandation en tant que Conseiller en Gestion de Patrimoine :
Ne choisissez pas : combinez !
- Le PER pour réduire votre pression fiscale si vous êtes fortement imposé (TMI 30 % et plus).
- Le PEA pour investir sur vos convictions boursières européennes sans frottement fiscal à long terme.
- L’assurance-vie comme socle central : épargne de précaution, outil d’investissement et levier de transmission.
L’erreur la plus fréquente ? Concentrer toute son épargne sur un seul support. La diversification ne concerne pas uniquement les actifs… elle s’applique aussi aux enveloppes fiscales.
👉 Ne subissez plus votre fiscalité.
Entre Flat Tax, barème progressif et cotisations sociales, quelle est la trajectoire optimale pour votre disponible net en 2026 ?
Chaque année, après la clôture comptable, la même question revient chez les dirigeants : Comment sortir l’argent de ma société le plus efficacement possible ?
Ce sujet est un incontournable… mais trop souvent traité de façon automatique. Pourtant, votre rémunération est l’un des leviers les plus puissants pour piloter à la fois votre fiscalité, votre protection et votre retraite.
👉 Salaire ou dividendes : le décryptage simple
Avant d’aller plus loin, un rappel rapide... Selon votre statut professionnel, les leviers d’optimisation ne sont ni les mêmes, ni utilisés au même moment.
- Professions libérales : la question du passage en SELARL reste centrale. En 2026, ce choix est-il toujours le levier n°1 pour piloter efficacement son revenu, arbitrer entre rémunération et dividendes, et sécuriser sa fiscalité ? C’est un sujet structurant, à fort impact patrimonial.
- Commerçants et TNS : l'enjeu prioritaire est de transformer vos charges fiscales et sociales en patrimoine. Le levier du PER (ex-Madelin) est ici imbattable : chaque euro versé réduit immédiatement votre bénéfice imposable et vos cotisations sociales. À l'inverse, l'assurance-vie sera privilégiée pour sa disponibilité (liquidité), créant ainsi un équilibre entre défiscalisation immédiate et épargne de prévoyance accessible.
- Dirigeants de SAS : l’actualité se concentre sur le partage de la valeur. Les nouveaux dispositifs de primes offrent des opportunités intéressantes pour se rémunérer — seul ou avec ses salariés — tout en bénéficiant d’une fiscalité allégée, encore trop souvent sous-utilisée.
Autant de sujets d’actualité qui illustrent une même réalité : l’optimisation du revenu passe avant tout par une stratégie adaptée à votre statut et à vos objectifs.
Conclusion : il n’existe pas de “meilleure” solution universelle, mais une combinaison optimale, propre à chaque dirigeant.
👉 Arrêtez de vous rémunérer "par défaut"
Beaucoup de dirigeants se versent un salaire fixe… par habitude.
Or, entre un salaire fortement chargé et des dividendes fiscalisés différemment, il existe une zone d’optimisation souvent sous-exploitée.
Le bon réflexe : chaque euro sorti de votre société doit suivre un chemin fiscal réfléchi :
- revenu immédiat,
- revenu différé,
- ou avantage indirect.
Ce pilotage fin permet d’augmenter votre revenu net réel, sans alourdir la pression fiscale globale.
👉 Le "salaire différé" : votre futur vous dira merci
L’argent que vous ne prenez pas aujourd’hui… est souvent celui qui vous coûte le moins cher fiscalement.
PER, épargne salariale, dispositifs de capitalisation : ils permettent de différer l’imposition, tout en préparant l’avenir.
Avantage immédiat :
- Diminution de l’impôt sur le revenu dès cette année.
Bénéfice long terme :
- Vous transformez une charge fiscale en capital retraite, à votre profit.
Autrement dit : vous investissez pour vous-même, avec l’argent que vous auriez versé au fisc.
👉 Les "bonus" oubliés (et pourtant très efficaces)
Certains leviers simples sont encore trop peu utilisés, alors qu’ils offrent un excellent ratio net perçu / coût entreprise :
- Chèques CESU ou chèques vacances financés par la société
- Remboursement de frais kilométriques optimisé
- Prise en charge de frais liés au télétravail
Pris ensemble, ces dispositifs peuvent représenter plusieurs milliers d’euros par an, avec une fiscalité allégée, voire nulle.
👉 Au-delà de l'impôt : une vraie stratégie patrimoniale
Votre rémunération n’est pas qu’un sujet fiscal.
C’est aussi :
- votre protection sociale,
- votre capacité d’épargne,
- et la solidité de votre retraite future.
Le bon arbitrage n’est jamais standardisé. Il dépend de votre statut (SAS, TNS, profession libérale), de vos objectifs personnels et de votre horizon patrimonial.
C’est précisément là que le conseil prend tout son sens.